Laurent Leloup

parle couramment blockchain et cryptomonnaie

Blockchain et cryptomonnaie sont les outils de la révolution numérique, financière, sociétale, qui se déroule sous nos yeux sans que nous la voyions vraiment. Pour s’être intéressé au phénomène dès son apparition, Laurent Leloup est devenu un spécialiste reconnu de ces « technologies disruptives », dont il maîtrise parfaitement la sémantique.

Il dit : « La blockchain, cet assemblage de technologie partagée qui consiste à s’affranchir des ‘tiers de confiance’ traditionnels (banquier, notaire, etc.), est l’outil d’une révolution sociétale par laquelle les individus entendent se réapproprier la création de richesse. »
Il dit aussi : « La blockchain n’est pas la révolution tant annoncée, elle n’est que l’outil d’un monde lui-même entré en révolution »
Il dit encore : « La technologie de la blockchain et de la cryptomonnaie est en train réécrire le monde. »
En vérité, il faut savoir que Laurent Leloup - puisque c’est de lui qu’il s’agit - fait partie de cette poignée de « pointures » (le terme ne va pas lui plaire mais c’est le plus explicite) qui maîtrisent sur le bout des doigts les arcanes des blockchains et des cryptomonnaies. Et pendant que les profanes tiennent ces systèmes, dont ils entendent plus ou moins parler, pour de la science-fiction, parce qu’ils ne les comprennent pas ou ne veulent pas les comprendre, Laurent Leloup regarde le monde se transformer à la vitesse grand V.


Information gratuite en ligne

Nantais d’origine, Laurent Leloup a fait des études de droit, de finance, de marketing, à l’époque pas si lointaine où le Web n’existait pas, du moins dans sa version grand public. Ce qui l’a conduit à une carrière tournée vers la finance d’entreprise (pour faire court), tant en qualité de salarié que comme freelance, parce qu’il a quand même une âme d’indépendant.
Au seuil des années 2000, à l’heure des débuts d’Internet et des balbutiements des blogs, il se trouve sollicité par nombre de ses clients (directeurs financiers, trésoriers, contrôleurs de gestion…) pour « mettre en ligne » des informations touchant à la vie de l’entreprise en général et aux domaines spécifiques de ces professionnels du chiffre en particulier. Il fonde CFO News qui, succès oblige, s’oriente vers tout ce qui touche à l’innovation financière et devient Finyear, quotidien pure player. Aujourd’hui, Finyear c’est 40 000 abonnés et 300 000 lecteurs, pour une information en ligne qui demeure gratuite !
Au tournant de la première décennie du siècle, le bitcoin fait son apparition. Abscons, le bitcoin. Truc de geek qui ne passionne pas les foules… Sauf que Laurent Leloup reçoit de plus en plus de communiqués de presse à ce sujet et se trouve interpellé par ses clients sur ces nouvelles technologies (bitcoin et blockchain) pour lesquelles le peu de littérature disponible n’est qu’anglo-saxonne. Il creuse la question, prend conscience de l’émergence d’un phénomène clivant, disruptif, qui va révolutionner le monde de la finance, et s’empresse d’aller chercher l’info à la source, c’est-à-dire aux USA.


Petits déjeuners et audits

Laurent Leloup décide alors d’organiser des petits déjeuners d’information qui rassemblent bientôt 300 personnes… et jusqu’à des membres de la Banque de France. « C’était très novateur, et il existait un public avide de comprendre en quoi consistait la philosophie de ces nouvelles technologies. » En 2015/2016, il est identifié comme faisant partie des 10 spécialistes français capables d’expliquer le phénomène. Et le voilà inclus dans divers groupes de travail blockchain (AFNOR, FNTC, EU DLT Task Force, France Stratégie, Direction Générale des Entreprises, etc.), audité en tant qu’expert blockchain auprès de la Direction Générale du Trésor, du Haut Comité Juridique de la Place Financière de Paris et de banques françaises et suisses, participant à la consultation publique lancée par l’Autorité des Marchés Financiers relative aux initial coin offering (2017). Il a également été audité par Bercy dans le cadre de la loi blockchain (2017) et par le député Pierre Person dans le cadre du projet de la loi PACTE (2018).


Œuvre de vulgarisation

En 2016, les Éditions Eyrolles lui demandent d’écrire le premier livre consacré, en France, à la blockchain. Ce sera « Blockchain, la révolution de la confiance » (2017), distribué jusqu’en Russie, Canada, Corée du Sud (mais toujours pas Corée du Nord !). « Il s’agit de vulgarisation. Une fois qu’on a lu le livre, on doit avoir compris. » Compris que la blockchain est avant tout une révolution de la confiance, portée non plus par un tiers de confiance - banquier, notaire, etc. -, mais par un système décentralisé et partagé (un peu comme Wikipédia, par exemple), et qu’un nouveau monde se profile.
« Avec la cryptomonnaie - il y en a plus de 3 000 actuellement dans le monde ! - la blockchain devient banque. Il existe déjà des ‘cartes bancaires’ en cryptomonnaie. » S’il ne s’agit pas d’expliquer davantage ici le fonctionnement d’une blockchain et d’une cryptomonnaie, Laurent Leloup annonce l’effondrement des colosses traditionnels de la finance, comme les banques, qui voient leurs parts de marché grignotées peu à peu. « Début mai 2021, cette finance décentralisée représentait déjà plus de 83 billions (1 billion = 1 000 milliards) de dollars d’échanges, et son développement est exponentiel. »


Programme d’éducation

Puisqu’il faut résumer, blockchain et cryptomonnaie sont les éléments d’une révolution financière et industrielle dont le grand public n’a pas conscience, notamment parce que cela va trop vite quand l’humain a besoin de temps. Et encore, pour ne pas… désespérer Billancourt, Laurent Leloup n’y ajoute-t-il pas un peu d’intelligence artificielle - ce dont on lui sait gré.
Toutefois, pour lui, il n’est que temps de lancer un vaste programme d’éducation - comme cela existe en Angleterre - afin que les gens (les jeunes ?) comprennent ce qui arrive et soient en mesure d’anticiper et d’accompagner le phénomène de disruption sociétale à l’œuvre.
Il dit : « Il faut ouvrir les chakras. »


Finyear


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